arton645

GATHA

Un feulement de violoncelle comme un écho fantôme…

Une frêle poupée cachée derrière son instrument incongru, jonglant de l’archet et domptant un sampler déjà soumis… pour s’envelopper de boucles envoutantes…

Inclassable mais à suivre, très certainement… Quand on se place dans un univers « trip pop », à l’ombre de Massive Attack, en évoquant tout aussi bien Nine Inch Nails que Shostakovich, on mérite d’être mis sur écoute…

Habitée d’une foi rare, telle une prêtresse cathare qui ne craint nul bûcher, Agathe a recruté deux disciples à la batterie et à la basse pour s’affranchir du carcan numérique et laisser filer le tempo au rythme du sang qui coule dans ses veines, a flirté en duo avec Amanda Palmer des Dresden Dolls, ouvert pour Nosfell ou Sophie Hunger, chaviré les masses avant Pony Pony Run Run et inventé une scénographie rouge et noire, d’une classe étrange qui lui ressemble : sauvage et d’une élégance trouble… Lyrique, certes, mais aussi dangereusement déterminée…

Déterminée à ne pas laisser le monde trivial qui nous entoure venir faner les roses pourpres du jardin secret qu’elle vous invite à partager.