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Les Temps d’Activités Périscolaires / Cycle 2 – 2017

Pour ce dernier cycle, entre les mois de novembre et décembre, nous avons invité le musicien multi-instrumentiste Nicolas Blazy à intervenir dans les écoles Ferdinand Buisson et Anatole France de la Ville de Mérignac, dans le cadre des Temps d’Activités Périscolaires. L’artiste musicien a proposé une autre lecture de la création musicale aux enfants…

  • Ecole Anatole France

Ce sont quelques CM2 de l’école Anatole France qui ont réfléchi aux sons, bruits et musique qui pourrait composer leur paysage sonore. Les élèves ont apporté quelques objets de leur quotidien pour compléter l’instrumentarium amené par Nicolas Blazy : clavier d’ordinateur, boîte en fer, pot de riz, baguettes, élastiques… Les élèves ont imaginé et enregistré les sons recherchés : bouchon de colle qui tombe sur une table, sac à roulette qu’on fait glisser, maracas avec des boîtes de riz et de pâtes, cup song, feuilleter les pages d’un livre, le brouhaha, lampe à dynamo.

C’est assez nouveau pour eux de manipuler ces objets avec l’intention de créer de la musique et des sons !

Tous étaient très curieux et intéressés d’écouter l’évolution de leurs sons enregistrés, Nicolas leur a montré quelques modifications possibles : ajouter de la reverb, doubler les sons, les décaler, mettre des effets… pendant l’écoute, l’attention est à son comble et les réactions et impressions éclatent :

“Ce son il m’endort” “On dirait des percussions africaines” “C’est rigolo d’entendre sa propre voix modifiée” “Le bruit du sac plastique froissé ressemble à un bruit de vague” “Le bruit du brouhaha modifié et des objets qui tombent sur la table ça ressemble à un ouragan une tempête. Ou à la guerre !” “Il est bien ce son, j’ai envie de l’écouter toute la journée” “Ce son ressemble à un bruit de dérapage dans la neige !”  “Quand ça résonne ça fait penser à un hall d’aéroport, on pourrait dire que des enfants vont prendre l’avion !”

« L’idée était de choisir des scènes et d’en représenter le paysage sonore. Il m’a semblé intéressant de créer un scénario à partir des idées de chacun, pour finalement  compter une histoire avec des sons, une histoire dont ils seraient les personnages principaux. Nous avons travaillé à partir d’enregistrements de matériaux divers que les enfants apportaient au fil des séances.  Une expérience très enrichissante de mon côté, un réel plaisir. J’ai trouvé très intéressant de les sensibiliser à la notion de paysage sonore, et de réfléchir avec eux aux moyens de recréer les détails sonores d’un événement ou d’une scène particulière pour l’évoquer. » (Nicolas Blazy)

Lien d’écoute ici : https://soundcloud.com/action-culturelle-du-krakatoa/freeze-tap-nicolas-blazy-cm2-de-lecole-anatole-france-merignac

 

  • Ecole Ferdinand Buisson (Beaudésert)

Nicolas est intervenu à l’école Ferdinand Buisson pour rencontrer les petits habitants du quartier et faire le lien avec le projet de territoire Mon Beaudésert, construit avec le Centre Social et Culturel de Beaudésert. Le musicien a récolté les sons ressentis par les enfants dans leurs rues, leurs maisons, sur le chemin de l’école : “le vent qui souffle”,  “les voitures qui dérapent”, “les motos qui roulent vite”, “les chaises qui bougent dans l’appartement au-dessus de ma maison”, “les gens qui crient”, “et vous n’entendez pas un bruit assez important qui passe souvent ? …  les avions ! On s’est habitués, on ne les entend plus tellement !”.

Les enfants ont capté et parfois reproduit les sons de leurs quotidiens, ces ambiances sonores et ces bruits concrets compléteront la carte sonore et musicale réalisée par Nicolas Blazy et les habitants dans le cadre du projet Mon Beaudésert. L’écoute collective aura lieue le samedi 3 mars à la Maison des Habitants.

« Durant ces ateliers le groupe d’enfants était beaucoup plus restreint, ce qui nous a permis d’envisager un travail réellement propre à chacun d’eux. A savoir : représenter les sons caractéristiques de leur quotidien (sons de leur lieu de vie, de passage, appréciés, redoutés ou subis) et d’y ajouter subtilement leur point de vu. Nous avons donc cherché ensemble les sons à représenter, à recréer à partir d’objets et de matériaux divers.  Challenge supplémentaire donc : recréer les sons des voitures sur la rocade, des avions dans le ciel, des tramways, ou des motos qui font des dérapages la nuit, à partir d’objets lambda.  Les enfants étaient très attachants et ne manquaient pas d’histoire à raconter. La recherche des sons qui rythment leur quotidien nous a parfois amené légèrement hors du propos, mais c’était aussi l’occasion pour eux de partager leur quotidien à travers le prisme des sons qu’ils entendent. Un grand merci à Malika ! » (Nicolas Blazy)